{"id":1476,"date":"2019-10-02T09:27:17","date_gmt":"2019-10-02T09:27:17","guid":{"rendered":"https:\/\/www.zavit.org.il\/en\/?p=1476"},"modified":"2019-10-11T07:55:44","modified_gmt":"2019-10-11T07:55:44","slug":"les-femmes-juives-et-musulmanes-reagissent-differemment-en-fonction-de-lenvironnement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.zavit.org.il\/intl\/en\/uncategorized\/les-femmes-juives-et-musulmanes-reagissent-differemment-en-fonction-de-lenvironnement\/","title":{"rendered":"Femmes juives et musulmanes dans un environnement urbain"},"content":{"rendered":"<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"640\" height=\"360\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/YlLspgck3H0?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p>Pour d\u00e9finir le niveau de stress et de confort g\u00e9n\u00e9ral, les chercheurs ont mesur\u00e9 notamment le rythme cardiaque, t\u00e9moin des r\u00e9actions \u00e9motionnelles de ces femmes, selon le lieu o\u00f9 elles se trouvaient\u00a0: centre-ville, p\u00e9riph\u00e9rie ou espaces verts.<\/p>\n<p>Il est unanimement reconnu que vivre dans un environnement proche de la nature, sans pollution et niveau sonore excessif, est apaisant et a une influence positive sur la sant\u00e9 des individus. Au niveau de l\u2019\u00e9quilibre physique, le doute n\u2019est pas permis. Moins de pollution et de bruit contribuent \u00e0 un meilleur \u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral. Selon diff\u00e9rentes \u00e9tudes, m\u00eame une promenade rapide dans un espace vert situ\u00e9 en centre-ville permet d\u2019am\u00e9liorer le bien-\u00eatre physique de chacun.<\/p>\n<p><strong>In\u00e9galit\u00e9 devant le stress<\/strong><\/p>\n<p>Mais en terme d\u2019impact sur le stress et de bien-\u00eatre \u00e9motionnel, les r\u00e9sultats peuvent surprendre. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es des \u00e9tudes se sont pench\u00e9es sur les comportements des individus vivant en milieu urbain ou rural et les cons\u00e9quences sur leur sant\u00e9 physique et leur \u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p>Les chercheurs se sont notamment demand\u00e9s si tous les groupes ethniques r\u00e9agissent de la m\u00eame mani\u00e8re en fonction du lieu o\u00f9 ils \u00e9voluent. A savoir les effets d\u2019un environnement pastoral est-il favorable pour tous\u00a0? Est-ce que vivre dans les villes est r\u00e9ellement n\u00e9faste pour la sant\u00e9 physique et mental? Les r\u00e9ponses varient selon l\u2019ethnicit\u00e9 des groupes.<\/p>\n<p>Aux Etats-Unis, des travaux ont compar\u00e9 les r\u00e9actions des communaut\u00e9s\u00a0(noires-afro-am\u00e9ricains, hispaniques, blancs ) dans des environnements divers . On constate qu`en milieu urbain les hispaniques et les afro-am\u00e9ricains sont plus vuln\u00e9rables aux risques sanitaires et plus sensibles aux \u00e9motions et au stress que les blancs.<\/p>\n<p>Les chercheurs n\u2019expliquent pas de mani\u00e8re scientifique ces diff\u00e9rences de comportements mais ils \u00e9mettent des hypoth\u00e8ses devant \u00eatre v\u00e9rifi\u00e9es dans des prochaines \u00e9tudes et qui reposent sur les habitudes de vie de ces groupes ethniques, leurs codes vestimentaires, leur r\u00e9gime alimentaire et \u00e9galement leurs diff\u00e9rences g\u00e9n\u00e9tiques.<\/p>\n<p>En Isra\u00ebl, une \u00e9tude multi-disciplinaire s\u2019est aussi pench\u00e9e sur la question. L\u2019exp\u00e9rience consistait \u00e0 comparer le niveau de stress et de bien-\u00eatre g\u00e9n\u00e9ral des femmes juives et musulmanes en observant leur rythme cardiaque face \u00e0 des variables environnementales comme la pollution de l\u2019air, le bruit, le stress, la r\u00e9gulation de la temp\u00e9rature du corps lors d\u2019\u00e9pisodes de fortes chaleurs. L\u2019\u00e9tude voulait \u00e9galement \u00e9valuer la capacit\u00e9 d\u2019adaptation de ces individus \u00e0 un changement de lieu.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1478\" aria-describedby=\"caption-attachment-1478\" style=\"width: 1025px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" class=\" wp-image-1478\" src=\"https:\/\/www.zavit.org.il\/en\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/ifrah-akhter-RgGUyOOvv-k-unsplash-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"1025\" height=\"683\" srcset=\"https:\/\/www.zavit.org.il\/intl\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/ifrah-akhter-RgGUyOOvv-k-unsplash-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.zavit.org.il\/intl\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/ifrah-akhter-RgGUyOOvv-k-unsplash-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.zavit.org.il\/intl\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/ifrah-akhter-RgGUyOOvv-k-unsplash-1024x683.jpg 1024w\" sizes=\"(max-width: 1025px) 100vw, 1025px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1478\" class=\"wp-caption-text\">Photo by Ifrah Akhter on Unsplash<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Observation du rythme cardiaque<\/strong><\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats montrent des disparit\u00e9s entre les deux groupes de femmes.\u00a0 L\u2019enqu\u00eate pr\u00e9sent\u00e9e lors de la conf\u00e9rence annuelle pour les sciences et l\u2019environnement en Isra\u00ebl a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e par des chercheurs appartenant \u00e0 divers horizons acad\u00e9miques isra\u00e9liens, le professeur\u00a0Yitzhak Schnell du d\u00e9partement Geographie et Sociologie de l\u2019Universit\u00e9 de Tel Aviv, Diana Saadia doctorante, le professeur Emanuel Tirosh de la facult\u00e9 de m\u00e9decine Rappaport du Technion, et le Dr. Agai-Shai \u00e9pid\u00e9miologiste \u00e0 la facult\u00e9 de m\u00e9decine Azrieli \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Bar-Ilan.<\/p>\n<p>Ils ont s\u00e9lectionn\u00e9 un groupe de 72 jeunes femmes, 48 de confession musulmane et 24 de confession juive entre 20 et 35 ans, non fumeuses, sans ant\u00e9c\u00e9dent m\u00e9dical, habitant soit \u00e0 Nazareth soit \u00e0 Afula, deux villes distantes de 12 kilom\u00e8tres (nord d\u2019Isra\u00ebl) aux conditions m\u00e9t\u00e9orologiques et sociologiques sensiblement \u00e9quivalentes.<\/p>\n<p>Sur une p\u00e9riode de 6 mois, 12 exp\u00e9riences de deux heures et demi chacune ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es.\u00a0 Chaque fois 6 femmes de chaque groupe devaient se promener dans leur propre ville et se rendre dans 3 endroits diff\u00e9rents o\u00f9 elles y restaient une trentaine de minutes\u00a0:\u00a0 le centre-ville commer\u00e7ant avec un intense trafic automobile, un quartier r\u00e9sidentiel avec quelques boutiques, et des espaces verts. Chaque femme \u00e9tait \u00e9quip\u00e9e d\u2019un appareil au poignet pour mesurer son rythme cardiaque et parall\u00e8lement les scientifiques enregistraient le niveau de pollution atmosph\u00e9rique, de d\u00e9cibels du lieu et les interrogeaient par la suite sur leur sensation de bien-\u00eatre physique et de confort g\u00e9n\u00e9ral ressenti dans chaque endroit.<\/p>\n<p>\u201cPendant les exp\u00e9riences nous avons examin\u00e9 les effets des diff\u00e9rents environnements sur leur rythme cardiaque qui traduit les changements intervenant au niveau du syst\u00e8me nerveux autonome (v\u00e9g\u00e9tatif)\u00a0\u00bb, explique le professeur Isaac Schnell.<\/p>\n<p>\u201cLa variabilit\u00e9 de la fr\u00e9quence cardiaque offre un excellent indicateur de la capacit\u00e9 \u00e0 r\u00e9guler les \u00e9motions car il est g\u00e9r\u00e9 par notre syst\u00e8me v\u00e9g\u00e9tatif, non soumis au contr\u00f4le volontaire\u201d, poursuit-il.<\/p>\n<p><strong>A chacune sa r\u00e9action physiologique<\/strong><\/p>\n<p>En fonction du lieu o\u00f9 elles se trouvaient les femmes juives et musulmanes r\u00e9agissaient diff\u00e9remment.\u00a0 \u00ab L\u2019exp\u00e9rience montre que les femmes juives dans les environnements bruyants et pollu\u00e9s ont manifest\u00e9 des signes de stress avec une acc\u00e9l\u00e9ration de leur rythme cardiaque, alors que dans les espaces verts ou calmes, la cadence se ralentissait. Pour les femmes musulmanes les r\u00e9sultats sont inverses.\u00a0 Elles sont en situation de stress avec une \u00e9l\u00e9vation de leur rythme cardiaque en \u00e9voluant dans les espaces verts ou peu fr\u00e9quent\u00e9es mais sont plus d\u00e9tendues dans des lieux anim\u00e9s comme les centres urbains\u00a0\u00bb, r\u00e9sume le professeur Schnell.<\/p>\n<p>\u201cDifficile d\u2019expliquer pourquoi mais nous supposons que les femmes musulmanes se sentent plus en s\u00e9curit\u00e9 quand elles sont en centre-villes et ne sont pas trop g\u00ean\u00e9es par la qualit\u00e9 de l\u2019air et le bruit alors que les femmes juives sont plus sensibles aux inconv\u00e9nients dus \u00e0 la pollution, au niveau sonore et \u00e0 la chaleur et sont moins \u00e0 l\u2019aise \u00a0dans les zones commer\u00e7antes et urbaines\u00bb,\u00a0 ajoute le professeur.<\/p>\n<p>il appara\u00eet que de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale\u00a0 les femmes musulmanes sont moins sous pression que les femmes juives, sauf quand elles se trouvent dans leur environnement familial. Pour les chercheurs cela s\u2019explique par les contraintes auxquelles sont confront\u00e9es ces femmes, souvent m\u00e8res de famille nombreuses, et vivant dans une soci\u00e9t\u00e9 patriarcale avec beaucoup d\u2019interdits.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0L\u2019\u00e9tude montre aussi que les femmes musulmanes s\u2019adaptent mieux aux changements de lieux que les femmes juives si l\u2019on examine les r\u00e9actions de leur syst\u00e8mes nerveux sympathique et parasympathique\u00a0\u00bb, poursuit le professeur Schnell.<\/p>\n<p>Au sein du syst\u00e8me nerveux autonome co-existent le syst\u00e8me parasympathique qui ralentit les fonctions de l\u2019organisme, abaisse le rythme cardiaque et le sympathique qui intervient lors de stress, (choc psychologique, blessure\u2026) et acc\u00e9l\u00e8re entre autres les battements du coeur.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude de ces deux syst\u00e8mes, alternativement stimul\u00e9s ou inhib\u00e9s tout au long de la journ\u00e9e en fonction de nos activit\u00e9s, soulignent des diff\u00e9rences physiologiques entre ces deux groupes de femmes.<\/p>\n<p>Les femmes musulmanes semblent disposer\u00a0d\u2019un syst\u00e8me nerveux autonome tr\u00e8s actif qui leur permet de s\u2019adapter aux changements d\u2019environnement et de s\u2019adapter plus facilement aux milieux urbains alors que chez les femmes juives ce m\u00e9canisme est moins d\u00e9velopp\u00e9.<\/p>\n<p>Cela tient-il \u00e0 des diff\u00e9rences culturelles, g\u00e9n\u00e9tiques, \u2026 de nombreuses questions restent en suspens. Les chercheurs soulignent qu\u2019il s\u2019agit de la premi\u00e8re \u00e9tude dans ce domaine, qu\u2019elle devait \u00eatre mani\u00e9e avec pr\u00e9caution, d\u2019autant que de tr\u00e8s nombreuses interrogations demeurent sur le r\u00f4le des m\u00e9diateurs chimiques notamment.<\/p>\n<p>\u201cIl faut et nous allons continuer nos travaux et exp\u00e9riences pour mieux comprendre les m\u00e9canismes de r\u00e9actions au stress et pouvoir ensuite utiliser les donn\u00e9es pour am\u00e9liorer le bien-\u00eatre de chacun\u201d, r\u00e9sume Ytzhak Schnell.<\/p>\n<p>Un vaste chantier qui s\u2019inscrit dans les th\u00e8mes de recherches tr\u00e8s en vogue actuellement sur les neurosciences.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.zavit.org.il\/en\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Cet article a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit par * ZAVIT \u2013 Agence de presse isra\u00e9lienne pour la science et l\u2019environnement<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour d\u00e9finir le niveau de stress et de confort g\u00e9n\u00e9ral, les chercheurs ont mesur\u00e9 notamment le rythme cardiaque, t\u00e9moin des &#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":49,"featured_media":1479,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[22,1],"tags":[],"acf":[],"post-meta-fields":{"_edit_lock":["1570780544:11"],"_edit_last":["11"],"subtitle":["En centre-villes, les femmes musulmanes sont moins sujettes au stress et r\u00e9agissent mieux que les femmes juives, qui ont besoin d\u2019espaces verts pour \u00eatre d\u00e9tendues. 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